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La tour Jürgensen

Ce bâtiment a été construit aux environs de 1870 par un horloger danois, Jules Frédéric Urban Jürgensen, fabricant de chronomètres de marine, établi d'abord au Locle puis venu aux Brenets dans le domaine du Châtelard qu'il avait acquis. La tour est érigée en pleine forêt sur une colline dominant le village et offre une vue magnifique aux quatre points de l'horizon.
Jules Jürgensen fut également ami et traducteur d'une partie de l'œuvre du célèbre écrivain danois Hans-Christian Andersen, qui fit plusieurs séjours chez lui et qui relate ses promenades aux Brenets dans ses écrits.
Die Geschichte
Der Jürgensen-Turm ist ein Gebäude im neogotischen romantischen Stil, wie er am Ende des 19. Jahrhunderts beliebt war. Der Turm wurde vom dänischen Uhrmacher Jules Frederik Jürgensen (1808-1877) wahrscheinlich zwischen 1872 und 1874 erbaut.
Er steht auf einem Waldhügel, ein Standort, der im ganzen Kanton Neuenburg eine Ausnahme bleibt.

Die Umwelt
Im Herzen eines an Fauna und FLora reichen Gebiets bildet der Jürgensen-Turm einen idealen Beobachtungspunkt für Naturfreunde, Lehrer und Ornithologen.

Cette tour est entourée de mystères. On ne sait tout d'abord pas dans quel but elle a été construite et nombre de légendes sont nées de cette incertitude. Poste d'observation du ciel ? Pour surveiller une maîtresse établie en France ? Point fixe pour le réglage des chronomètres ? Nul ne le sait ! On ignore également ce que contient l'urne qui est scellée à sa base, derrière une plaque gravée portant les initiales du constructeur et la devise de la famille : " On n'est jamais vaincu lorsqu'on est immortel ". Les anciens racontaient qu'elle contenait le cœur de Jules Jürgensen ou celui de son fils, poète, connu sous le nom de Robert Dial qui se suicida à l'âge de trente ans, victime du spleen de la vie parisienne où il fut introduit dans le milieu littéraire et la haute société. Certains pensaient y découvrir un trésor et, dans les années 1970, pour s'emparer de l'urne, fragilisèrent l'édifice en creusant un trou dans sa base. Ils ne purent heureusement emporter le pesant objet qui fut retrouvé à proximité. Cette urne, magnifique vase de marbre, est aujourd'hui noyée dans le béton, à l'endroit où elle se trouvait à l'origine et la plaque commémorative la recouvrant, qui avait été brisée par les vandales, a été refaite à l'identique. Les investigations effectuées avec les moyens modernes ont démontré que l'urne ne contenait pas de métal, donc pas de trésor, mais elle n'a pas été ouverte. Le mystère de son contenu reste par conséquent entier.

Faute d'entretien, la tour s'était dégradée et menaçait ruine, aux outrages du temps s'ajoutant les déprédations occasionnées par les gosses du village qui avaient fait de ce lieu un terrain de jeux parfois destructeurs ! Une équipe de bénévoles tenta un premier sauvetage juste après la tentative de vol de l'urne, confectionnant un échafaudage, cerclant et étayant le bâtiment, ce qui évita sans doute son effondrement. Mais devant l'ampleur de la tâche, les bénévoles renoncèrent finalement à poursuivre la restauration.
En 1992, la commune des Brenets envisagea de démolir cette ruine qui présentait un danger pour les promeneurs. L'architecte Pierre Studer et le conseiller communal Philippe Léchaire s'émurent de cette décision et alertèrent quelques citoyens du village qui formèrent une association pour sauver la tour. La commune accepta de lui vendre l'édifice pour la somme symbolique de 1 franc. La première tâche de l'association fut de faire classer le bâtiment qui devint ainsi monument historique protégé. Cette classification impliqua que la restauration soit faite dans les règles de l'art mais permit également d'obtenir d'importantes subventions de la part de la Confédération, de diverses fondations, du Canton de Neuchâtel, qui offrit aussi la participation de ses spécialistes, de la Commune des Brenets et de nombreux sponsors.

La tour fut ainsi restaurée en trois ans telle qu'elle était à l'origine et pour un montant total d'un peu plus de 260.000 francs suisses et inaugurée le 12 septembre 1998. Cet investissement était opportun car cet édifice est unique en Suisse de par son style néo-romantique, témoin d'une architecture dont on était friand dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Elle offre d'autre part un point de vue exceptionnel et constitue un but de promenade qui est un incontestable atout touristique pour le village des Brenets.

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Dernière mise à jour 12 avril, 2010